novembre 06, 2017

Les dicotylédones majeures du colza : Le chardon-marie

Originaire du Sud de la France, le chardon-marie, Sylibum marianum, est remonté depuis quelques années, vers les régions plus septentrionales, et en particulier dans la région Centre où il pose de sérieuses di cultés de désherbage.

Les agriculteurs en trouvent désormais jusque dans le département de l’Yonne. Le chardon-marie se reconnait facilement à ses feuilles luisantes, larges et épineuses et surtout à la présence de marbrures blanches sur leur face supérieure. Il s’agit d’une plante annuelle capable de produire de très nombreuses graines, 3000 à 5000 par pied. Ses graines peuvent aussi survivre très longtemps dans le sol. Par sa croissance très rapide et son fort développement foliaire, le chardon-marie peut être très étou ant pour le colza. C’est une adventice d’autant plus di cile à contrôler dans le colza, que les produits de prélevée ne sont pas e caces pour la maîtriser. IELO/YAGO/BIWIX présentent une certaine e cacité contre les chardons-marie jeunes. Cette intervention nécessite parfois d’être complétée par une application de LONTREL SG en sortie d’hiver, à partir du 15 février.

A noter que Silybum signi ait en grec et en latin, chardon comestible, et marianum, lié à la Vierge Marie. Une légende voudrait que Marie qui voyageait de Judée en Egypte, pour échapper au roi Hérode, aurait caché l’Enfant Jésus sous un bosquet de chardons. En lui donnant le sein, quelques gouttes de son lait seraient tombées sur les feuilles de chardons et leur auraient donné leurs nervures blanches. Une légende peut-être aussi à l’origine de l’idée que la plante favoriserait la lactation, propriété qui n’a cependant jamais été démontrée.